⚠️ Attention, cet événement est terminé !

L’innocence des mondes : dialogue silencieux entre Guo Chunyao et Zhu Qingwei

Paris » Paris 12e » Expositions, Visites et Découvertes

L’innocence des mondes : dialogue silencieux entre Guo Chunyao et Zhu Qingwei

Exposition du 18 avril 2026 au 26 mai 2026
Vernissage : samedi 18 avril 2026 à partir de 18h30

Vanities Gallery a le plaisir de présenter L’innocence des mondes, une exposition réunissant deux artistes chinois émergents dont les univers, bien que distincts, se rencontrent dans une même quête : celle d’une vision intérieure, délicate et poétique, qui réinvente notre manière de percevoir le réel.

Guo Chunyao et Zhu Qingwei incarnent deux tempéraments artistiques que tout semble opposer — la première tournée vers une adolescence du regard, l’autre engagé dans une lente et profonde auto-rédemption — mais qui convergent vers une même aspiration : libérer l’imaginaire pour lui offrir un espace de respiration.

Guo Chunyao — L’innocence comme territoire pictural

Née en 2000 à Hohhot, en Mongolie intérieure, diplômée de l’Académie des Beaux-Arts de Chine et aujourd’hui étudiante en master au sein du département de peinture à l’huile, Guo Chunyao s’impose comme une figure jeune mais déjà remarquée. Ses œuvres, exposées dans plusieurs musées de la province du Zhejiang et de Ningbo, lui ont valu une visibilité croissante ; l’une d’entre elles, Pont, a récemment été acquise par le Musée des Beaux-Arts de Keqiao.

La peinture de Guo Chunyao s’inscrit dans une filiation subtile avec les grands maîtres de la représentation de l’adolescence et de l’intériorité. Nous pensons bien évidement à Balthus (1908-2001), pour cette manière de suspendre le geste, de figer le temps dans une forme de rêverie inquiète. Nous retrouvons chez elle le même sens du silence narratif, la même atmosphère de seuil, où tout semble sur le point de basculer.

Zhu Qingwei — Le monde comme espace d’auto-rédemption

Né en 1981 à Fushun, formé à l’Institut de Formation des Enseignants de Tieling, Zhu Qingwei — qui signe ses œuvres du nom poétique de Quan, « Fontaine » — développe depuis plusieurs années un travail d’une profondeur introspective rare. Enseignant en arts à l’Université des technologies de Mianyang, indépendant mais désormais représenté par la Vanities Gallery, il a récemment présenté ses œuvres à Pékin dans le cadre de l’Association Européenne d’Échanges Culturels.

Son œuvre forme, selon les mots de la curator Victoria Zhong, « un poème en prose sur l’auto-rédemption ». Des premières séries de personnages aux méditations abstraites, des Nuages flottants à la série Espace S, Zhu Qingwei n’a cessé de déplacer son regard : d’une « boîte » microscopique, métaphore d’une intériorité confinée, vers un espace ouvert, cosmique, respirant.

Chez lui, la lumière n’est pas un phénomène météorologique : c’est une métaphore de l’auto-rédemption, une énergie qui travaille à l’intérieur et remonte vers la surface. Ses œuvres ne sont pas seulement des paysages intérieurs : ce sont des trajectoires.

Le travail de Zhu Qingwei s’inscrit dans une réflexion sur la perception, telle que l’analysent Nietzsche (1844-1900) ou Lacan (1901-1981), qu’il cite implicitement dans la structure même de ses images. Voir, pour lui, c’est douter ; percevoir, c’est se transformer.

Ainsi, ses ondulations colorée témoignent d’un artiste qui s’est « libéré du carcan de la vie », qui accepte l’inconnu, le vent, la dérive, la brume — tout ce qui fait vaciller la certitude pour ouvrir un nouveau champ de vision.

Deux artistes, un même souffle

Réunis pour la première fois à Paris, Guo Chunyao et Zhu Qingwei offrent une rencontre rare : celle de l’innocence et de la métamorphose, de la jeunesse du regard et de la maturité de l’âme.

Leurs œuvres dialoguent sans se confondre. L’une explore l’éveil ; l’autre, la guérison.

L’une marche sur un pont ; l’autre glisse dans les lignes.
L’exposition L’innocence des mondes célèbre cette convergence : deux manières de regarder le réel, deux façons de le traverser, toutes deux habitées par une poésie profondément humaine.

Gratuit

Facebook X Messenger Email iCalendar

Lieu de l'événement :

Vanities Gallery
17 rue Biscornet

75012 Paris 12e

Dates et horaires :

⚠️ Cet événement est terminé.

En savoir plus :

Organisateur :

Thierry Tessier Repère
Adresse : 17, rue Biscornet, 75012 Paris 12e
Annonce n°2407776 | Signaler un problème